Loge maçonnique "René Guénon"

N° 76, Grande Loge Suisse Alpina, à l’Or.·. de Lausanne

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L'Ordre maçonnique se définit par rapport à sa fonction initiatique laquelle repose sur la stricte observance des Landmarks.

2 FM"Reprenons notre définition de l'Ordre : c'est une Assemblée souveraine d'hommes soumis de leur propre volonté à une règle connue de nature traditionnelle. On le sait, en effet, tout homme qui rentre dans l'Ordre maçonnique le fait librement et par sa volonté exprimée. Nos rituels insistent sur cette liberté que le candidat doit montrer face aux obligations qu'il consent à prendre lors de son initiation. Il faut être libre pour s'engager, certes, mais surtout pour accepter de s'intégrer dans l'Ordre en devenant ainsi l'homme lige de cet Ordre. Et ici il faut rappeler qu'il ne s'agit pas seulement d'un serment, serait-ce un serment de fraternité et d'honneur. Placé entre l'équerre et le compas, la main droite reposant sur le Livre Sacré, l'impétrant se lie et mieux se relie à la chaîne ininterrompue de l'initiation de métier que lui confère l'Ordre maçonnique et en même temps il devient membre de l'Ordre, partie constituante de cet Ordre. Ainsi il prend le nom de Frère sans possibilité de retour. En acceptant de rentrer dans l'Ordre, il accepte ipso facto tous les « Landmarks » (Anciens devoirs - Old charges) qui fondent cet Ordre. Mieux, il en devient le garant. D'où la signification de la pénalité inhérente à la prise d'obligation, pénalité que la mise à l'Ordre rappelle incessamment. C'est que le secret qu'il convient de ne jamais divulguer est celui-là même qui rattache le nouveau membre à l'Ordre. Secret tellement intime et inexprimable que seule l'intériorité de chacun peut en approcher le sens, puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins à travers le corps maçonnique de reconstituer un temple à la fois intérieur et collectif, unique et pluriel; puisqu'il s'agit à travers l'Ordre maçonnique de recouvrer l'Ordre Universel."
(Source : GNLF - Discours prononcé à l'AG du 5 DECEMBRE 1987, par le RF Fr. Frédérick TRISTAN , Grand Orateur)

Le sujet des « Landmarks » reviens périodiquement sur les listes maçonniques sur internet et dans le cadre des fraternelles. Ils sont malheureusement, plus un sujet de division, que d'union. S'il faut aborder une réflexion sur la question, il est souhaitable qu'elle puisse se faire dans la sérénité et la fraternité ...

La Franc-Maçonnerie anglo-saxonne a fixé en 1809 des règles en dehors desquelles tout Maçon et toute Obédience sont déclarés « irréguliers ». Ces règles portent le nom de « Landmarks ». La première mention maçonnique de ce mot apparaît en 1723 précisant que chaque Grande Loge possède le pouvoir et l'autorité de promulguer de nouveaux règlements, à condition toutefois que les « Anciens Landmarks » soient soigneusement conservés. La Grande Loge Suisse Alpina y fait référence dans sa constitution, comme premier principe reconnaissant « les Anciens Devoirs des Francs-Maçons de 1723 ».

Le mot « LConstitutions Andersonandmarks » ne pouvait évoquer à l'époque que plusieurs textes de la Bible. C'est ainsi qu'il est écrit dans le Deutéronome (27.17) : « Maudit soit celui qui enlève le Landmark à son voisin ». Ou encore dans les Proverbes (Pr. 22.28) : « N'enlève pas les anciens Landmarks que tes pères ont posés. » Le mot hébreu « Gvoul » qui est traduit par Landmark apparaît 240 fois dans l'Ancien Testament et avait dans sa signification biblique le sens de « frontière », « borne » à ne pas dépasser. Les Landmarks sont assimilés littéralement à des pierres dressées permettant de limiter le territoire d'une propriété. Formé de « Land », pays, contrée, terre, et de « Mark », repère, jalon. C’est le détail caractéristique d'un paysage qui le rend finalement reconnaissable. Les Landmarks sont donc des bornes ou critères incontournables à ne pas dépasser qui définissent l'univers de la « régularité » maçonnique. Principes d'action ayant existés depuis une époque reculée et inconnue appartenant à la loi écrite ou morale.

Ils sont généralement restreints à ces anciennes et, par voie de conséquence, universelles coutumes de l'Ordre, qui de l'origine et de par l'usage sont progressivement entrées en vigueur comme règles de conduite ou si elles ont été entérinées par une autorité compétente, l'ont été à une époque si éloignée, qu'aucune trace de leur origine ne peut être retrouvée dans les archives de l'histoire. À la fois, ceux qui les ont entérinés et l'époque à laquelle ce fut fait, ont depuis longtemps disparu et les Landmarks sont en conséquence réputés plus anciens que la mémoire de l'histoire à laquelle ont peut remonter.

La première condition, donc, pour qu'une coutume ou une règle de conduite constitue un Landmark, est « qu'elle doit avoir existé depuis un tel temps que la mémoire de l'homme ne puisse trouver trace du contraire ». Une autre particularité des Landmarks de la Maçonnerie est qu'ils ne sont pas altérables. Les Landmarks de l'Ordre, sont comme les lois de Midas chez les Perses ; Ils ne peuvent souffrir aucun changement. Tels qu'ils furent, il y a des siècles, tels ils sont, aujourd'hui, et devront rester ainsi jusqu'à ce que la Maçonnerie ait disparu. Il est important de ne pas confondre la légende des « Landmarks » avec les « Constitutions d'Anderson » qui en sont l'interprétation écrite d'une époque ; Celle de la Grande Loge d'Angleterre, source de l'épineux problème de la régularité notamment concernant deux points qui je l'espère, trouveront une issue, alors que nous abordons le deuxième millénaire : La croyance au GADLU.·. et l'initiation des femmes …